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L'enquête accident du travail ou maladie professionnelle présentation générale Le point juridique sur la question (textes, circulaire, jurisprudence,) Les recommandations tactiques et/ou stratégiques
présentation générale La mission d’enquête en matière d'accident du travail, de maladie professionnelle ou plus généralement de risque grave constaté, sera réalisée hors quota d’heure. C'est un des moyens les plus efficaces à la disposition des représentants du personnel pour le bon fonctionnement du CHSCT. Pour le cadre général. La responsabilité de
l’employeur et elle aussi plus clairement mise en évidence par cette démarche
au niveau du risque. En effet, l’accident devient la preuve qu’un risque
grave existait, qu’il n’a pas été suffisamment pris en compte par
l’employeur, puisque les mesures obligatoires (L4121-1) pour assurer
la sécurité du salarié n’ont pas été prises ou se sont montrées inefficaces.
Au contraire, si l’on reste au niveau de l’accident c’est souvent la victime
elle-même et ses comportements qui tiendront la vedette. Pour utiliser correctement ce puissant moyen, il faut être particulièrement rigoureux sur la procédure de sa mise en œuvre. Nous allons donc examiner en détail la composition de la délégation missionnée par le comité, le rapport d’enquête obligatoire ainsi que l’organisation pratique de l’enquête. Le point juridique sur la question (textes, circulaire, jurisprudence) L’article L.4612-5 fixe
les missions d’enquête que doit réaliser le CHSCT : L’article L.4614-6 précise que le temps passé :
est de plein droit considéré comme temps de travail et payé à l'échéance normale et n'est pas déduit des heures de délégation. Lorsque
l'employeur conteste l'usage fait de ce temps, il lui appartient de saisir la
juridiction compétente. " Les
enquêtes du CHSCT en cas d'accidents du travail ou de maladies
professionnelles ou à caractère professionnel sont réalisées par une
délégation comprenant au moins : Obligation d’enquête
L'article L.4612-5 du code du travail prescrit au CHSCT de faire des enquêtes en matière d'accident du travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel. Le CHSCT doit donc fixer les missions d'enquête en matière d'accident du travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel qu'il confie à ses membres. Enquête hors quota
d’heures
Le législateur ne se contente pas de donner une obligation au CHSCT, il lui donne aussi les moyens de satisfaire à cette obligation. Ainsi, l'article L.4614-6 du code du travail précise que le temps passé aux enquêtes menées après un accident du travail grave ou des incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave est payé comme temps de travail et n'est pas déduit du quota d'heures définit au même article. Composition de la
délégation missionnée par le comité
L'article R.4612-2 stipule que les enquêtes en matière d'accident du travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel sont effectuées par une délégation comprenant au moins le chef d'établissement, ou un représentant désigné par lui, et un représentant du personnel au CHSCT. Rapport d’enquête
obligatoire
La circulaire n° 93-15 du 25 mars 1993 relative à l'application de la loi sur les CHSCT indique que les enquêtes ont lieu obligatoirement en cas d'accident du travail grave ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave. Le comité effectue obligatoirement un rapport d'enquête établi selon le modèle prévu (CERFA n°12658*1 ancien n° 61-2256, CERFA n°12760*1 ancien n° 61-2257, ou CERFA n° 12761*1 ancien n° 61-2258 et qui est transmis dans les quinze jours à l'inspecteur du travail. (à mon avis, nous pouvons joindre ces documents en fac-similés et leur adjoindre des annexes en cas de besoin) Organisation pratique
de l’enquête
L’expression "effectué par une délégation" qui est utilisée dans l'article R.4612-2 a pu laisser croire aux employeurs qu'ils pouvaient suivre pas à pas les représentants du personnel lors de ces missions d'enquête. Pourtant, il est clair que la présence du chef d'établissement serait de nature à influencer les témoins en limitant leur libre expression par une pression passive que cette présence à elle seule peut déjà constituer. A notre avis donc, le chef d'établissement n'a pas ce pouvoir que trop souvent il s'octroie et qui consiste à faire comme s'il était lui-même un représentant du personnel, ou plus couramment à organiser lui-même son enquête (ce qui est non seulement son droit, mais aussi son devoir), mais en y faisant participer un ou deux membres du CHSCT et en laissant entendre que ce type d'enquête qu'il dirige serait aussi l'enquête contradictoire du CHSCT. En effet, la loi et la réglementation n'imposent aucune forme pour réaliser les enquêtes en cette matière. Le CHSCT, qui fixe lui-même les modalités de son fonctionnement, peut donner mission à plusieurs personnes (uniquement aux membres de la délégation du personnel désignée pour le CHSCT) d'effectuer une mission d'enquête. Les personnes missionnées peuvent décider de se partager les tâches à accomplir. Comment le chef d'entreprise pourrait-il suivre pas à pas plusieurs personnes à la fois si ces personnes ne vont pas au même endroit ? Il nous apparaît évident que les représentants du personnel et le chef d'entreprise n'ont pas le même rôle. Le CHSCT doit impérativement se prémunir des conflits d’intérêts qui ne peuvent manquer de se manifester. Le chef d'entreprise doit pouvoir apporter son autorité au bon déroulement de l'enquête, il doit également donner les informations et les précisions qui peuvent être utiles aux enquêteurs. Mais selon nous le chef d'établissement ne doit pas entraver le déroulement de l'enquête du CHSCT en imposant avec sa présence un mode opératoire contraire à son développement. Pour le bon
déroulement de l'enquête il faudra encore préciser dans la décision que, même
si les membres du CHSCT ont la même liberté de déplacement que les autres
représentants du personnel, les entretiens se dérouleront en apportant le
moins de gêne possible à l'activité des services seront planifiés et
l'employeur en sera informé, mais ils bénéficieront du respect de la
confidentialité des propos tenu, aucun représentant de la direction ou membre
de la hiérarchie ne pourra y imposer sa présence. « Les
représentants du personnel au CHSCT ont constaté l'existence d'un risque
grave pour la sécurité du personnel. En effet, un risque grave lié à < citer
le risque grave constaté > a été mis en évidence par des incidents répétés
et des accidents du travail notamment celui survenu le … qui a motivé la
réunion du CHSCT. Ensuite vous
allez pouvoir effectivement entrer dans la phase terrain de la mission. Il
faut bien comprendre que vous ne devez avoir que deux objectifs : · Rechercher pour les salariés un maximum d'information (auprès du service prévention de la CARSAT, de l'INRS, de l'ingénieur sécurité de la DDTE, du service sécurité de votre entreprise, des services concernés, du médecin du travail…) ·
Organiser des entretiens collectifs ou individuels avec le
personnel ; · on peut préparer une liste de thèmes par séance, organisés du général au particulier, ·
on peut fractionner les séances d'entretien de façon à mieux
préparer les entretiens suivants à partir des auditions intermédiaires.
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